Les Océanes Atlantique 2025
3e édition – 29 et 30 septembre 2025
Le Pouliguen – Québec
Un événement « Année de la mer 2025 »
Les Yeux sur l’Océan
Pour un suivi partagé et un développement harmonieux des socio-écosystèmes littoraux et des espaces maritimes
PRÉ-PROGRAMME
Introduction
Dans le sillage de la déclaration de la Baule (2023), et suite aux échanges d’expériences de l’édition 2024, la troisième édition des Océanes Atlantique franco-québécoises 2025 continue de promouvoir le dialogue multi-acteurs et international autour de la thématique de l’observation scientifique et citoyenne, publique et privée, pour la production et le transfert de connaissances utiles à la prise de décision et à la gestion en termes de qualité environnementale (Santé des écosystèmes), de ressources marines (Economie), et de bien-être humain (Société). Dans cette édition, les Océanes Atlantique s’attacheront à promouvoir le débat multi-acteurs, société civile, scientifiques, professionnels, industriels et élus, autour des processus de production, d’appropriation, et d’utilisation des connaissances par les élus et tous les acteurs des littoraux.
Alors que l’observation scientifique des océans bénéficie d’un formidable déploiement de technologies, l’ensemble des données qui sont produites restent malgré tout fragmentées et peu accessibles localement aux décideurs et citoyens. C’est pourquoi, partout et à des échelles différentes, sont créés des observatoires de territoire plus ou moins spécialisés, et susceptibles de regrouper et de produire une information qui soit utile à la prise de décision au niveau local, national, tant en France qu’au Québec.
À ces observatoires, s’ajoutent des initiatives de sciences participatives de plus en plus nombreuses, engageant les citoyens dans des réseaux d’observation dans des domaines très variés touchant au développement durable du littoral et de la mer, y compris celui des énergies renouvelables marines et des ressources alimentaires marines.
De l’observation spatiale à celle des fonds marins, jusqu’à l’interface terre-mer, il est primordial que les différents systèmes de connaissance incluent les savoirs, représentations et imaginaires des acteurs du littoral, et permettent ainsi de faire évoluer les comportements et les pratiques de celles et ceux (scientifiques, industriels, élus, citoyens) qui travaillent et vivent à l’interface terre-mer, et en mer.
Par définition, l’observation, quel que soit son objet, apporte de la connaissance utile à la prise de décision, selon un système fait d’agents, de pratiques, et d’institutions qui organisent la production, transfèrent, et utilisent la connaissance. L’observation relève de la science, mais également des professionnels et des industriels, et des groupes de citoyens qui appartiennent à un territoire. Relier ces différents systèmes de connaissance demande des dispositifs permettant des formes multiples d’échanges de savoir et d’apprentissage des éléments clés du système, à savoir les acteurs porteurs de connaissance, les institutions modératrices des systèmes de savoir, qui promeuvent les processus dans lesquels s’engagent les acteurs.
En reprenant la démarche de l’IPBES, cette édition des Océanes Atlantique propose de traiter la question des connaissances utiles à la prise de décision pour chacune des thématiques traitées, selon cinq tâches facilitatrices d’une collaboration fructueuse entre plusieurs systèmes de connaissance, qui sont :
- Mobiliser : pour produire et articuler la connaissance sous une forme qui peut être partagée avec les autres ;
- Traduire : pour permettre une compréhension mutuelle des connaissances partagées ;
- Négocier : en se préoccupant des convergences/divergences et des conflits entre les divers contributeurs de la connaissance ;
- Synthétiser : en construisant un langage commun qui, en même temps, respecte l’intégrité de chaque système de connaissance ;
- Appliquer : en se concentrant sur les connaissances utiles à la prise de décision pour tous les acteurs, à des échelles différentes.
Fort de cette démarche, il est proposé d’organiser les thématiques et les deux journées selon un cheminement qui part des observations sur la santé des écosystèmes dans le cadre du changement climatique, pour aller aux bénéfices directs et indirects d’un usage durable des ressources naturelles, et enfin en terminant sur le rôle et le lien des collectivités dans les processus de gouvernance avec l’ensemble des acteurs locaux.
Déroulement
Jour 1
Ouverture par les organisateurs et élus
Thème 1 : État de l’océan et des régions côtières sous influence du changement climatique
L’idée est de commencer par poser le sujet du changement climatique en faisant intervenir si possible un représentant du GIEC qui présentera l’état des connaissances sur le sujet en insistant bien sur le volet observations faites tant au niveau des océans que des continents et en focalisant si possible sur les côtes Atlantique française et canadienne pour illustrer le propos avec les conséquences attendues sur le trait de côte, montée des eaux, submersion, tempêtes dont la conjonction de plus en plus fréquente entraîne des dégâts de plus en plus considérable sur les territoires des communes littorales. Le format serait plutôt d’une plénière avec un voire deux intervenants principaux.
On pourrait avoir aussi dans la même veine et toujours dans la matinée deux interventions concentrées sur le recueil des données qui permettent d’alimenter et de construire la réflexion des scientifiques sur le changement climatique :
– une sur les observations satellitaires
– l’autre sur les observations océaniques (flotteurs ARGO, campagne navires scientifiques, gliders, mais aussi des prélèvements effectués lors de courses au grand large, etc.)
Une table ronde sur comment toutes ces données peuvent être, elles, rendues accessibles et intelligibles pour les territoires concernés (avant ou après la pause déjeuner).
Pause déjeuner
L’érosion côtière est un enjeu majeur, avec des implications à moyen et long terme. La sensibilisation reste essentielle, aussi bien auprès du grand public que des acteurs institutionnels. L’élévation du niveau de la mer entraîne un recul du trait de côte, mais ce phénomène n’est pas uniforme : il se manifeste différemment selon les territoires. In fine, cette thématique permet d’aborder les problématiques du trait de côte dans son ensemble (submersion marine, érosion côtière, etc.).
L’après-midi pourrait se structurer avec des ateliers sur les exemples concrets d’érosion du littoral tant côté français que québécois en comparant les deux approches. On pourrait traiter le sujet suivant quatre axes :
- Les constats des dégâts existants ou à venir,
- Les solutions réalisées et envisagées,
- Les moyens de surveillance et d’observations existants et à mettre en place pour anticiper.
- La diffusion et appropriation des données dans un mode compréhensible par tous et pour prévenir les futures crises
En ce qui concerne le droit des littoraux, on pourrait en faire un axe spécifique ou alors le traiter dans les autres axes cités plus haut à travers des exemples autant en France qu’au Québec. Sachant que ce sujet revient souvent et est bien connu des maires des territoires littoraux. Ils ont généralement un appui technique pour les accompagner face aux défis juridiques. Dans ce cadre, il faudra vraiment éviter un traitement trop technique et macro qui risquerait de perdre l’auditoire, et qui n’apporterait que très peu de plus-value.
Bien revenir à l’objectif de cette édition, axé sur les process de transfert et d’appropriation des connaissances et savoir-faire.
La soirée
Un film et concert “Inouï Océan” par Alexandra Hernandez, chanteuse et réalisatrice d’une création artistique pour révéler au grand public l’impact de l’homme sur les merveilles fonds marins des îles de St-Pierre-et-Miquelon, suivi d’une conférence avec Laurent Chauvaud et Jean-Manuel Warnet (en lien avec le GT science-Art du GDR OMER (CNRS).
Jour 2
Deuxième étape du cheminement (après celle de l’observation de la santé des écosystèmes) sur l’observation des activités humaines et l’usage qu’elles font des milieux et de leurs ressources naturelles.
Thème 2 : Activités humaines et usage durable des ressources naturelles
2.1 – Usage durable des énergies renouvelables en mer
Avec un exposé plénier des observatoires de l’éolien en mer (national et régional).
Après un exposé sur leurs missions et actions, certains travaux pourraient être présentés comme en particulier un retex sur une étude lancée par l’OFB et pilotée par Biotope qui devrait bientôt sortir avec une synthèse des retours d’expérience de l’impact de l’éolien en mer de 100 parcs éoliens en mer en exploitation commerciale en Europe à fin juin 2023.
Voir également le projet WATTER et son film (https://www.watter-project.com/)
Un retour sur la réponse de l’État aux conclusions du travail de la CNDP sur la mer en débat avec la définition/publication des zones favorables au développement de l’éolien en mer et les lancements de nouveaux AO ainsi que le résultat de l’AO6 en méditerranée.
Puis on enchaînerait sur une table ronde avec des industriels (développeurs de champs : Iberdrola, EDF Renouvelables ou Ocean Winds), des scientifiques pour le suivi (universitaires), des élus pour les retombées locales, un établissement financier Banque des territoires ou autres, d’association pour l’acceptabilité, des ports pour la construction/maintenance.
Un focus pourrait être fait sur les différents comités de suivi (dont les scientifiques) mis en place pour chaque parc éolien en mer qui relève du champ de l’observation et de la diffusion des données recueillies.
Un lien pourrait être fait sur le thème suivant sur les ressources biologiques avec le rôle que les parcs éoliens peuvent jouer.
Pause déjeuner
2.2 – Usage durable des ressources biologiques
L’acquisition de données sur les ressources marines par les scientifiques des instituts universitaires et de recherche, les organisations environnementales, les pêcheurs eux même et les structures associatives et publics locales, permettent de dresser un état des ressources marines conduisant, ce qui fait parfois l’objet de grandes divergences à une politique des pêches restreignant les captures et/ou la manière dont les professionnels pêchent.
Ceci conduit aujourd’hui à imposer des quotas d’espèces pêchées, voire des interdictions et également de faire évoluer les techniques de pêche. Des observateurs embarqués sur les navires de pêche ont fait aussi leur apparition pour s’assurer du respect des règles. Pour les écosystèmes locaux de la côte atlantique française (voir cas du Canada) ceci induit des impacts économiques et sociaux importants. Comment assurer la souveraineté alimentaire de nos populations dans ce cadre ? Surtout si l’importation de produits de la mer n’est pas soumise aux mêmes règles.
Est-ce que l’aquaculture sous toutes ses formes (coquillages, crustacés, poissons, algues…), aujourd’hui encore peu développée (hormis pour les huitres et moules) pourrait jouer un rôle plus important dans notre approvisionnement en produits de la mer, tout en n’épuisant pas la ressource et en aménageant durablement les zones littorales.
Ce thème pourrait faire l’objet d’une ou deux tables rondes ou un mélange d’exposé structurant et de table ronde.
Il serait intéressant d’avoir des intervenants pouvant parler :
- De l’État des populations biologiques faisant l’objet d’une pêche pro (Ifremer à priori ?)
- Des comités des pêches régionaux (Bretagne PDL, Pays de La Loire ou Nouvelle-Aquitaine)
- De patron pêcheur expliquant leur métier les contraintes et les observations faites en mer quant aux espèces pêchées
- D’un focus sur les dauphins (cf. interdiction de pêche pendant un mois dans le golfe de Gascogne cet hiver) ?
- Des innovations dans les techniques de pêche incluant une plus grande sélectivité dans les captures
Sur l’aquaculture à voir si on en parle séparément dans une autre TR ou si on mélange les deux sujets. Il serait intéressant d’avoir une vision de l’ostréiculture et de ses problèmes de contamination virale maintenant répétitive, des projets sur la culture d’algues et de crustacés (avec les exemples Québécois à définir).
Thème 3 : Collectivités littorales et processus d’intégration des connaissances
Ce dernier thème serait d’ordre conclusif, s’appuyant sur les échanges des thèmes traités précédemment, sur les questions de gouvernance/connaissances et le rôle des collectivités locales
Il s’appuiera aussi sur le retour du congrès de l’ANEL qui aura lieu juste avant (24-26 septembre), ainsi que les retours du One Ocean science congress (3-6 juin) (OOS2025 – Home) et du Blue economy and finance forum (BEFF ; 7-8 juin) (https://beff2025monaco.org/), qui se tiennent respectivement à Nice et Monaco à l’occasion de l’UNOC3.
Soirée
Conférence autour de la course du Vendée Globe qui a annoncé qu’à partir de 2028 tous les skippers seront sollicités pour réaliser des prélèvements et participer aux relevés scientifiques selon des approches ‘low-tech’.
https://www.ifremer.fr/fr/actualites/avec-l-ifremer-les-scientifiques-embarquent-dans-la-course
Jour 3
Visites d’entreprises et du site Open-C
Seaturns chez SEMREV….